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Le traversin : un long coussin posé en travers du lit

Le traversin a longtemps été la pièce de tête des lits français, avant que l’oreiller ne prenne sa place. Il revient aujourd’hui, seul ou sous les oreillers.

Portrait d’Aymeric Lebreton, cheveux châtains courts, chemise en jean, fond de pièce lumineuse et flouePar Aymeric LebretonMis à jour le

Lit fait avec un traversin blanc posé sur toute la largeur de la tête de lit, deux oreillers carrés appuyés devant

Un coussin qui doit son nom à sa position

Le traversin est un coussin long, de forme cylindrique ou tubulaire, qui occupe toute la largeur du lit. Son nom dit sa place : il se pose en travers, d’un bord du lit à l’autre, à la tête. Les dictionnaires le rattachent directement au mot travers. Dans le langage familier, on l’appelle polochon, le mot des batailles d’enfants.

On le confond parfois avec l’oreiller. L’oreiller est un coussin court, carré ou rectangulaire, pour une seule tête. Le traversin sert aux deux dormeurs d’un même lit, ou à un seul qui veut de la place pour bouger. Leurs formats respectifs sont comparés dans notre fiche sur la taille d’un oreiller.

La pièce de tête du lit à la française

Pendant longtemps, le lit français se faisait autour du traversin. Il reposait à la tête du lit, sur le matelas. Le drap de dessous venait souvent l’envelopper, et l’on posait un ou deux grands oreillers carrés par-dessus. Le traversin donnait la hauteur ; l’oreiller, le moelleux. Cette façon de faire le lit se voit encore dans le linge ancien, où les draps sont assez longs pour être repliés autour du traversin.

L’arrivée de l’oreiller rectangulaire, venu de la literie américaine, a relégué le traversin au rang d’accessoire. Il reste pourtant courant ailleurs. Dans de nombreux pays d’Asie, on dort serré contre un traversin, que l’on enlace comme un appui. Chez nous, il revient par la décoration du lit, posé derrière les oreillers ou devant eux.

Les formes du traversin

Le modèle classique est un cylindre régulier, garni de façon souple pour s’écraser un peu sous la tête. Le traversin plat, plus large et moins haut, se rapproche d’un long oreiller rectangulaire : on le choisit pour dormir directement dessus, sans oreiller. Le traversin dit pupitre a une base plate et une face inclinée ; il forme une petite pente contre la tête de lit et sert surtout d’appui en position assise.

On trouve aussi des traversins courts, posés sur les lits de repos ou aux extrémités d’un canapé, comme sur le canapé méridienne. Ils reprennent alors le rôle d’accoudoir souple que le traversin tenait sur les banquettes anciennes.

Garnissages : plumes, fibres ou mousse

Le garnissage décide de la tenue. Un garnissage naturel associe plumettes et duvet : plus il compte de plumettes, plus le traversin est ferme ; plus il compte de duvet, plus il est moelleux. Les fibres synthétiques, creuses et siliconées, imitent ce gonflant avec un garnissage plus régulier. La mousse à mémoire de forme donne un traversin plat et ferme, qui garde sa forme. La composition figure sur l’étiquette du fabricant, avec la longueur exacte.

Au lit, au salon, sur un lit de jour

Au lit, le traversin se prête à trois usages. Seul, il sert d’oreiller commun, à condition d’être assez épais pour soutenir la tête. Glissé sous les oreillers, il les rehausse sans en ajouter un troisième. Calé contre la tête de lit, il devient un dossier souple pour lire ou prendre un petit-déjeuner assis. Hors du lit, il garnit les banquettes, les lits de jour et les cosys, ces divans d’angle entourés d’étagères, où il joue le rôle d’accoudoir ou de dossier. Le choix de la forme suit l’usage : cylindrique et souple pour la tête, plat pour dormir dessus, pupitre pour s’adosser.

Les tailles et la taie

La règle est simple : le traversin est aussi long que le lit est large. Les tailles courantes sont donc celles des matelas : 90 cm pour un lit d’une personne, 140 cm pour un lit double classique, 160 cm pour un grand lit. Un traversin trop court laisse un vide sur les côtés ; trop long, il déborde du matelas et tombe.

Il s’habille d’une taie de traversin, un fourreau de tissu plus long que lui, fermé par un rabat ou dont les extrémités se replient. Elle se choisit d’après la longueur du traversin indiquée par le fabricant. Les formats de grands lits sont expliqués dans notre fiche sur le lit queen size.

Le traversin en quelques lignes

  • Le traversin tient son nom de sa position : il se pose en travers, sur toute la largeur du lit.
  • Sa longueur suit celle du matelas en largeur : un lit de 140 appelle un traversin de 140.
  • Il se porte seul, sous les oreillers ou derrière eux, selon la façon de faire le lit.
  • Polochon est son nom familier ; le traversin plat et le traversin pupitre en sont des variantes.

Questions courantes sur le traversin

Quelle taille de traversin dois-je choisir pour un lit 160×200 ?

Un traversin de 160 cm, puisque sa longueur suit la largeur du lit. Il couvre alors la tête du lit d’un bord à l’autre. Sa taie doit être prévue pour cette longueur.

Quel est un autre nom pour traversin ?

Le nom familier du traversin est polochon. Les deux mots désignent le même long coussin, même si le commerce réserve parfois polochon aux modèles décoratifs.

Comment bien dormir avec un traversin ?

On peut le poser seul sous la tête, s’il est assez épais, ou le placer sous les oreillers pour les rehausser. Un traversin plat convient mieux à ceux qui dorment directement dessus. Chacun l’ajuste à sa hauteur, sans règle unique.

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