Le canapé en velours
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Canapés et fauteuilsComprendre
Le mot microfibre ne désigne pas une matière précise. Il parle de la finesse des fibres, et c’est cette finesse qui donne au revêtement son toucher et sa résistance.
Par Ombeline GarriguesMis à jour le

La microfibre est un textile synthétique. Ses fibres, en polyester, en polyamide ou en mélange des deux, sont étirées jusqu’à devenir extrêmement fines, plus fines qu’un fil de soie. Le préfixe micro parle de cette finesse et de rien d’autre : deux canapés « en microfibre » peuvent avoir des compositions différentes. L’étiquette ou la fiche technique du fabricant donne la vraie matière et ses proportions.
Cette finesse change tout. Pour un même poids de tissu, il faut beaucoup plus de fibres, que l’on peut serrer les unes contre les autres. La surface obtenue est dense, régulière, presque fermée, au point d’en devenir presque imperméable : un liquide met du temps à pénétrer là où un tissage lâche l’absorberait aussitôt.
La microfibre de canapé se reconnaît à son toucher peau de pêche : une surface douce, très légèrement duveteuse, sans relief. Selon sa finition, elle prend plusieurs visages. Brossée, elle rappelle le daim ou un cuir vieilli. Tissée avec un poil court, elle imite le velours. Ces imitations expliquent sa présence dans tous les styles, du canapé contemporain au modèle d’allure ancienne.
L’imitation reste une imitation. Une microfibre qui ressemble au velours n’en a pas tout le comportement : son poil, plus court et synthétique, marque moins sous l’assise, mais il n’a pas la profondeur de couleur d’un velours de coton. La différence se voit en lumière rasante. Pour comparer, voir notre fiche sur le canapé en velours.
Son premier atout tient à la résistance au frottement. Les fibres fines et serrées s’usent lentement, là où un tissu naturel plus lâche peluche ou s’éclaircit aux endroits où l’on s’assoit. D’où sa réputation auprès des foyers avec enfants ou animaux. Sa surface fermée offre aussi moins de prise aux griffes qu’un tissu à grosses boucles.
Elle a ses limites. Fibre synthétique, elle respire moins qu’un lin ou un coton : en plein été, le contact peut sembler plus chaud. Comme beaucoup de tissus teints, elle craint le plein soleil, qui finit par ternir sa couleur. Un canapé placé devant une baie vitrée gagne à être protégé par un voilage ou décalé de quelques pas. Les coussins d’assise, retournés et intervertis de temps en temps, s’usent de façon plus égale.
Les tissus d’ameublement sérieux s’accompagnent d’une fiche technique. Deux lignes y comptent pour un canapé. La composition, d’abord, qui dit quelle fibre se cache derrière le mot microfibre. La résistance à l’abrasion, ensuite, exprimée le plus souvent en tours Martindale : un frottoir normalisé use l’échantillon jusqu’à l’apparition de défauts, et le nombre de tours atteint sert de repère. Plus il est élevé, plus le tissu supporte un usage quotidien. Un revêtement de canapé principal ne se choisit pas avec la même exigence qu’un coussin décoratif.
La fiche précise aussi si la housse est déhoussable, et comment l’entretenir selon le fabricant. Un canapé tapissier, dont le tissu est fixé sur la structure, ne se déhousse pas ; avec des housses amovibles, on change de couleur sans changer de canapé.
La microfibre se range à côté de deux autres revêtements très répandus. Le simili cuir est un support textile enduit d’une couche plastique qui imite la peau ; il ne laisse pas passer l’air. Le velours, naturel ou synthétique, est un tissu à poils dressés, dont le sens du poil change la couleur selon l’angle de vue : voir la fiche sur le velours d’ameublement. La microfibre, elle, est un textile à part entière, qui peut emprunter l’aspect de l’un ou de l’autre.
C’est un textile fait de fibres synthétiques très fines, en polyester ou en polyamide le plus souvent. Serrées les unes contre les autres, elles donnent une surface dense, douce et résistante. Le mot désigne la finesse de la fibre, pas une matière unique.
Un peu plus qu’un tissu naturel, car la fibre synthétique respire moins que le lin ou le coton. En été, le contact peut sembler chaud ; en hiver, sa douceur est plutôt appréciée. Un plaid en lin ou en coton posé sur l’assise atténue l’effet.
Côté avantages : un toucher doux, une bonne résistance au frottement, une surface peu absorbante et de nombreux coloris. Côté limites : une fibre synthétique qui respire moins, une teinte sensible au plein soleil et un aspect moins profond qu’un velours de coton.
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