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L’alèse de matelas : une barrière imperméable sous le drap-housse

L’alèse est la couche la plus discrète du lit. Elle se glisse entre le matelas et le drap-housse, et son rôle tient en un mot : empêcher les liquides de traverser.

Portrait d’Aymeric Lebreton, cheveux châtains courts, chemise en jean, fond de pièce lumineuse et flouePar Aymeric LebretonMis à jour le

Coin de matelas recouvert d’une alèse blanche à bonnets élastiqués, drap-housse replié à côté

Une couche définie par l’imperméabilité

L’alèse est une pièce de tissu doublée d’une couche imperméable. Posée sur le matelas, elle arrête ce qui pourrait le traverser : transpiration de la nuit, verre d’eau renversé, accident nocturne d’un jeune enfant. Sans elle, l’humidité descend dans le garnissage, où elle sèche mal et abîme les mousses et les fibres. C’est l’une des raisons pour lesquelles les fabricants la conseillent dès le premier jour : voir notre fiche sur la durée de vie d’un matelas.

Le mot est féminin : on dit une alèse. Il s’écrit aussi alaise, les deux graphies figurant dans les dictionnaires. La question revient souvent, car le masculin s’entend dans l’usage courant.

Alèse, protège-matelas, drap-housse : trois couches distinctes

Les trois se ressemblent, se posent au même endroit et se confondent dans le langage. Leur fonction diffère.

  • Le protège-matelas classique est un molleton épais, souvent matelassé. Il garde le matelas de la poussière, amortit les frottements et ajoute un peu de moelleux. Il n’est pas toujours imperméable.
  • L’alèse, plus fine, mise tout sur la barrière contre les liquides. Beaucoup de produits actuels réunissent les deux et se vendent sous le nom de protège-matelas imperméable.
  • Le drap-housse est du linge de lit. Il habille le matelas pour dormir et ne protège de rien.

Le surmatelas forme une quatrième catégorie : une couche de confort de plusieurs centimètres, qui change l’accueil du lit. Il ne remplace pas l’alèse et se protège lui aussi.

Les trois formes d’alèse

La forme plateau est un simple rectangle de tissu muni d’un élastique à chaque angle, que l’on glisse sous le matelas. Elle couvre le dessus seulement et se met en place très vite. La forme drap-housse porte des bonnets élastiqués qui épousent les angles et les côtés du matelas ; elle tient mieux en place. La forme intégrale enferme tout le matelas, dessus, dessous et côtés, et se ferme par une fermeture à glissière.

Les bonnets d’une alèse en forme de drap-housse doivent correspondre à l’épaisseur du matelas. Le drap-housse posé par-dessus devra, lui, couvrir le matelas et l’alèse : sur un matelas épais, ses bonnets doivent être un peu plus profonds.

Les matières : le tissu et la membrane

Une alèse associe deux couches. Le tissu du dessus se choisit pour le toucher et l’absorption : le molleton, doux et chaud ; l’éponge en bouclette de coton, absorbante et plus aérée ; le jersey, une maille souple et légère. Plus le grammage est élevé, plus le tissu retient d’humidité avant que la membrane n’intervienne.

La membrane imperméable fait la différence. Le polyuréthane, fin et souple, reste silencieux quand on bouge et laisse passer un peu de vapeur d’eau sur les modèles dits respirants. Le PVC, plus rigide, bruisse et retient la chaleur ; il recule au profit du polyuréthane. Sur un matelas à mémoire de forme, déjà chaud par nature, une membrane respirante évite d’ajouter une couche qui garde la chaleur.

Dans quel ordre faire le lit

L’ordre des couches est toujours le même : le matelas, éventuellement le surmatelas, puis l’alèse, puis le drap-housse. L’alèse doit toucher ce qu’elle protège. Il existe aussi de petites alèses rectangulaires, sans élastique, que l’on pose sur le drap d’un lit d’enfant ou d’un lit d’appoint et que l’on retire au matin ; elles complètent l’alèse du matelas sans la remplacer. Le reste du lit se superpose ensuite, avec une housse de couette en percale de coton ou en une autre matière. L’entretien de l’alèse dépend de sa membrane : la notice et l’étiquette du fabricant en donnent les limites.

L’alèse, en résumé

  • L’alèse se définit par son imperméabilité ; le protège-matelas classique, par son épaisseur.
  • Elle se pose directement sur le matelas, sous le drap-housse.
  • Forme plateau, drap-housse ou intégrale : la forme décide de la tenue et de la couverture.
  • Une membrane en polyuréthane reste souple et silencieuse ; le PVC, plus rigide, est délaissé.

Alèse : les questions fréquentes

Quelle est la différence entre une alèse et un protège-matelas ?

L’alèse est imperméable et plutôt fine ; elle arrête les liquides. Le protège-matelas classique est plus épais, protège de la poussière et des frottements et n’est pas toujours imperméable. Beaucoup de modèles récents combinent les deux fonctions.

Est-ce qu’on dit « un » ou « une » alèse ?

On dit une alèse : le mot est féminin. Il s’écrit aussi alaise, les deux formes étant admises par les dictionnaires.

Pourquoi mettre une alèse ?

Pour que l’humidité de la nuit et les liquides renversés n’atteignent pas le garnissage du matelas. Un matelas mouillé sèche mal en profondeur et s’use plus vite. L’alèse prolonge donc la vie du matelas autant qu’elle le préserve.

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