La percale de coton
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Une couette chaude ne se reconnaît ni à son épaisseur ni à son poids. Trois choses comptent : ce qu’elle contient, la quantité, et la façon dont le garnissage est retenu.
Par Aymeric LebretonMis à jour le

| Critère | Repère |
|---|---|
| Garnissage synthétique | De l’ordre de 400 g/m² et plus |
| Garnissage en duvet | Grammage plus bas à chaleur égale |
| Part de duvet | Plus elle est forte, plus c’est léger |
| Piquage | Compartiments cousus sans piqûre traversante |
| Enveloppe | Tissage serré, souvent en percale |
| Chambre visée | Chambre fraîche : l’ADEME conseille 17 °C la nuit |
Une couette ne produit pas de chaleur. Elle retient celle du corps grâce à l’air immobile piégé dans son garnissage. Plus le garnissage gonfle et garde de volume, plus il isole. C’est pourquoi deux couettes de même poids peuvent tenir chaud très différemment, et pourquoi une couette tassée par les années paraît plus froide qu’au premier hiver.
Trois éléments décident du résultat : la nature du garnissage, sa quantité, et la construction qui le maintient en place. L’enveloppe joue aussi un rôle, plus discret.
Pour une couette synthétique, garnie de fibres de polyester souvent creuses et siliconées, le repère est le grammage, exprimé en grammes par mètre carré. Les couettes présentées comme chaudes tournent autour de 400 g/m², et certaines montent à 450 g/m² avec des microfibres au toucher proche du duvet.
Pour une couette naturelle, le mélange compte autant que la quantité. Le duvet, ce petit flocon sans tige, gonfle beaucoup ; la plumette, munie d’un tuyau, apporte de la tenue mais isole moins. Plus la part de duvet est élevée, plus la couette est chaude pour un poids donné. Une couette en duvet très majoritaire peut ainsi afficher autour de 270 g/m² et tenir aussi chaud qu’une synthétique bien plus lourde. Le duvet d’oie, à proportion égale, gonfle un peu plus que celui de canard.
La laine forme une troisième voie. Plus lourde, elle garde bien la chaleur et absorbe une part de l’humidité de la nuit. Les couettes d’hiver en laine affichent des grammages élevés, de l’ordre de 450 à 500 g/m².
Le garnissage doit être retenu, sinon il glisse vers les bords. La solution la plus simple consiste à coudre la couette de part en part, en carrés ou en lignes. Chaque piqûre traversante écrase le garnissage sur sa longueur : à cet endroit, il ne reste que deux épaisseurs de tissu. Sur une couette d’été, peu importe. Sur une couette d’hiver, ces lignes deviennent des passages de froid.
Les couettes chaudes de bonne facture utilisent plutôt des compartiments : des cloisons de tissu cousues entre le dessus et le dessous, qui retiennent le garnissage sans l’écraser. On les reconnaît au toucher, l’épaisseur restant régulière d’un bord à l’autre. La couette dite quatre saisons réunit deux couettes de grammages différents, assemblées par des pressions : l’une pour la mi-saison, l’autre pour l’été, les deux ensemble pour l’hiver.
L’enveloppe doit être tissée serré pour que les fibres ou le duvet ne la traversent pas. Le coton tissé en percale de coton est un choix fréquent pour les couettes naturelles.
Beaucoup de fabricants signalent la chaleur par un indice : des points, des flocons, une échelle chiffrée. Chacun utilise la sienne, et le sens de l’échelle varie : chez l’un, l’indice le plus faible désigne la couette la plus chaude, chez l’autre l’inverse. Seule la légende de l’étiquette fait foi. Les couettes venues du Royaume-Uni affichent parfois un indice en tog, une unité de résistance thermique propre aux textiles ; elle ne se convertit pas en grammage.
Les gammes se divisent en trois familles. La couette chaude vise les chambres fraîches ou peu chauffées. La couette tempérée, de grammage intermédiaire, convient à une pièce chauffée normalement. La couette légère sert l’été. Le choix dépend donc d’abord de la chambre, puis de la sensibilité au froid de chacun. Le format de la couette suit la taille du lit : voir notre fiche sur le lit queen size pour les grands formats.
En synthétique, une couette autour de 400 g/m² ou plus, avec des compartiments plutôt que des piqûres traversantes. En naturel, une couette riche en duvet, plus légère à chaleur égale. L’indice du fabricant et sa légende servent à comparer les modèles d’une même gamme.
C’est une couette de chaleur intermédiaire, entre la couette légère d’été et la couette chaude. Elle convient aux chambres chauffées normalement. Son grammage se situe en dessous de celui des couettes d’hiver de la même gamme.
Les couettes synthétiques à fort grammage et les couettes en laine sont les plus lourdes ; les modèles les plus garnis pèsent plusieurs kilos. Une couette en duvet tient chaud pour un poids bien moindre. Le poids ne dit donc pas, à lui seul, la chaleur.
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